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I - UNE DECOUVERTE EXTRAORDINAIRE Un matin de décembre 1644, deux hommes montaient à l’église : Guillaume Cassé, carillonneur et fossoyeur et un aide, Gaillard Baron. Ils allaient ouvrir une fosse sous le pavé pour y enterrer Marcelle Andouane qui, par testament, avait demandé à être ensevelie dans l’église. C’était en face la chaire. Quelques coups de pioche, une dalle soulevée, puis un cri d’étonnement. Là, sous le pavement, à fleur de terre, un corps de jeune fille parfaitement conservé et encore souple. Le coup de pioche qui a fait sauter l’une des “tuiles” (briques) a enlevé un peu de l’aile du nez et la blessure offre l’aspect d’une chair vivante. Le cou est marqué de cicatrices et la main droite est infirme. Le corps “aussi intact que si on l’y avait déposé la veille repose dans son seul linceul. La main tient le cierge (”candélou” en gascon) qu’on allumait près du mourant pendant les prières liturgiques et qu’il emmenait dans la tombe. Entourant sa tête, une guirlande d’oeillets des champs entremêlés d’épis de seigle; les fleurs sont un peu fanées, mais les épis sont encore dorés et gonflés de grains. Qui est cette jeune fille,?
Parmi les gens accourus en foule, deux vieillards, Pierre Paillès et Jeanne Sallères, reconnaissent le cadavre...
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